Des bijoux sous les arcades…

Boutique ©Bijouterie du CapitoleLa bijouterie du Capitole est une des plus vieilles enseignes de la place du même nom. Depuis quatre générations, la famille Gayet dirige cette incontournable maison de la joaillerie toulousaine. Une histoire précieuse, sous les arcades.

La bijouterie du Capitole porte son nom depuis 1840. Fondée par la famille Roussy, elle occupe déjà cet emplacement, mordant même sur les actuels cafés adjacents, et l’on vient de toute la région pour y trouver la perle rare. La famille Gayet, qui possède à ce moment-là trente-cinq autres points de vente de bijoux en France, prend les rênes de la boutique au début du XXe siècle, avant qu’elle ne soit réquisitionnée par les Allemands sous l’Occupation. Ce n’est qu’après la guerre que l’enseigne va renaître, en s’ouvrant à l’international.
Dakar, Abidjan, Brazzaville… Tout en conservant l’adresse occitane, la famille de commerçants voyageurs ouvre des bijouteries partout en Afrique de l’Ouest. Elle s’en sépare et s’implante définitivement sur la place du Capitole en 1975. Restauration et création de bijoux sur-mesure avec un bureau de designers, orfèvrerie, horlogerie, cristallerie, vente et achat d’or, et même cadeaux précieux en soie et perles de Tahiti…
La bijouterie du Capitole mise aujourd’hui sur la polyvalence et sur une stratégie sans frontières. « J’ai
voulu faire de notre magasin un carrefour européen des plus grandes marques », raconte Marie Gayet, sa
gérante. « Nous avons des fournisseurs dans presque chaque pays d’Europe. »

Le monde entier au Capitole

hand-light-wood-white-photography-ringUne ouverture sur le monde en guise d’ouverture d’esprit, qui séduit tous ceux qui en franchissent le seuil. « Nous recevons des touristes japonais, chinois, mexicains, espagnols, américains et canadiens. Ils reviennent même nous dire bonjour quand ils sont de passage à Toulouse », sourit la belle-fille du fondateur historique.
Pour les Toulousains aussi, la bijouterie est un lieu où l’on aime revenir. Plus qu’une vitrine de l’histoire du centre-ville, elle accompagne celle, plus intime, des familles : « J’ai connu certains de mes clients lorsqu’ils étaient étudiants et je les revois pour leurs alliances, puis pour les chaînes de baptême de leurs enfants. Il y a également des jeunes qui viennent chercher un petit cadeau pour la Fête des mères. Certains n’ont pas les moyens, alors cela me fait plaisir de leur offrir ce qu’ils souhaitent pour leur maman. Tous les bijoux ont la même valeur et nous aidons chacun à trouver celui qu’il n’oubliera pas ».