Notre sélection de vitirandos dans le Frontonnais

Passionnés, passionnants. Si les producteurs du Frontonnais ouvrent volontiers les portes de leur exploitation aux vitirandonneurs, c’est avant tout par plaisir. Celui de partager l’amour qu’ils portent à leurs vignes. Parmi eux, les châteaux Boujac, Plaisance et La Colombière.

Château Boujac

Vitirando-chateau Boujac
@Pierre Soissons

Cela faisait un bon moment que Michelle Selle pensait au bio. « À 40 ans, nous nous sommes posés la question de ce que nous voulions laisser », dit-elle. « La conversion était une évidence. » En 2008, Philippe et Michelle Selle se lancent donc dans l’aventure et obtiennent la certification en 2011 sur leur domaine de trente-et-un hectares. « Je dois dire que le métier est abordé de façon différente, beaucoup plus sereine. Nous voyons les vignes évoluer, s’ancrer dans le sol. » Tandis que les vins prennent de la hauteur, en témoigne la cuvée Secret des étoiles. Le site Internet du Château Boujac stipule : « La maîtrise des rendements, l’enherbement des parcelles, le travail au sol, sont les garants du respect de notre terroir et de nos vins. » D’où ces heures de labeur à la charrue. Ceux qui voudraient découvrir Château Boujac de façon pour le moins originale pourront prendre part à l’escape game organisé cet été dans le chai, et goûter le pique-nique maison.

Château Plaisance

Vitirando-Chateau Plaisance
@Pierre Soissons

Dès 2006, les vingt-six hectares de Château Plaisance amorçaient leur passage en bio. Ils sont certifiés depuis le millésime 2011. Il existe même une cuvée zéro soufre baptisée Serr Da Beg (du breton, “Tais toi”). « La demande sociétale a changé, vous êtes des consommateurs de plus en plus avertis sur ce que vous mangez et buvez », assurait Marc Penavayre, le maître des lieux, en recevant les participants de la vitirando inaugurale de Vacquiers. L’homme aurait une maxime : « Plus on bosse dans les champs, plus on peut être paresseux au chai », énonce l’une de ses collaboratrices. Ajoutant : « Pour laisser parler le terroir, il faut être dans le respect de la terre, pour qu’elle donne le plus possible ». Sur le domaine, quelques parcelles sont même cultivées avec un cheval de trait. Marc Penavayre participe aussi à un projet de whisky 100% bio élevé en fûts de Fronton et riche des arômes de la négrette. À suivre…

Château La Colombière

Vitirando-Chateau la Colombiere
@Pierre Soissons

Une boucle de onze kilomètres autour de Villaudric, baptisée “Entre la rose et l’orchidée”, longe les vignes de La Colombière. Depuis treize ans, Diane et Philippe Cauvin cultivent leurs quinze hectares en biodynamie. Une démarche qu’ils ont à coeur de raconter et d’expliquer à leurs visiteurs. En détaillant la diversité de ses sols, Diane Cauvin dit : « Un domaine est considéré comme un organisme vivant. » Et d’évoquer cet équilibre naturel « entre terre, plante et environnement. » Sans engrais donc, dans le respect de la taille, en apportant des traitements à base de plantes. Avec toutefois un additif très important à La Colombière : l’humour, en témoigne l’étiquette “Les Frontons flingueurs”, un rouge 100 % négrette. Les propriétaires ont également créé une table d’hôtes, des paniers pique-nique à composer soi-même pour les déguster devant les vignes, un gîte et un espace de réception.